Il n'aura échappé à aucun esprit attentif que la gauche (entendons par là les progressistes,soient-ils socialistes ou libéraux) ont depuis longtemps perdu le combat des idées,même s'ils ne sont malheureusement pas près de perdre celui des urnes.
En effet,bien souvent,les productions "intellectuelles" progressistes ne sont que superficielles,voir en totale contradictions avec ce qu'ils prétendent combattre.
N'est-il pas étonnant de voir dans les différents programmes socialistes progressistes des mesures comme la défense du "droit" à l'avortement,la défense des droits LGBT,l'immigration massive,le droit à l'euthanasie ?
En fait,cela n'est pas tellement étonnant.
L'opposition entre socialistes et libéraux-progressistes tient plus d'une divergence économique que d'une réelle opposition idéologique.
Tout deux,socialisme et libéralisme,découlent d'une même vision du monde.
une vision profondément athée,matérialiste,ne considérant l'Homme que comme un être abstrait,sans essence ni caractéristiques nées de déterminismes naturels,et donc d'inégalités naturelles.
S'il ne fallait retenir qu'un point commun entre socialistes et libéraux,c'est,évidemment,leur anticléricalisme.
Ce qui soulève d'ailleurs un paradoxe:les "progressistes",enclins à injurier l'Eglise Catholique,ouvrent pourtant les bras à une idéologie politique,l'Islam,qui n'a rien de progressiste.
Sans doute un jour progressistes et islamistes danseront ensemble autour des ruines encore fumantes de la dernière chapelle d'Occident,célébrant leur haine commune du catholicisme.
Que dire des pro-LGBT combattant l'Islamophobie,se donnant en pâture à des mahométans qui les considèrent comme des animaux...
Le plus surprenant étant les politiciens socialistes se disant "antilibéraux" mais usant des mêmes outils que le libéralisme.
Le socialiste immigationiste,en encourageant l'immigration,ne se rend-il pas compte qu'il ne fait que gonfler les rangs de l'armée de réserve du capital ?
La volonté de ne pas paraître raciste a visiblement détruit toute lucidité chez ces gens-là.
De plus,ces mêmes socialistes font mine de s'opposer à la société marchande tout en défendant,comme dit plus haut,la libération absolue de l'individu (l'enchaînant dès lors à sa propre suffisance,à son désir et donc à son besoin de consommation),la marchandisation relativiste du corps humain (transgenrisme,"droits sexuels",avortement,mariage pour tous)et la haine de l'Eglise,rempart solide,pourtant,contre l'usure.
Or,libérez l'individu et il ne restera plus de société,car plus de liens sociaux naturels.
Si on peut comprendre cette démarche venant des libéraux,restant dès lors cohérents avec eux-même,cette libéralisation de la morale est néanmoins bien plus surprenante venant des socialistes.
Surprenant mais prévisible.
Depuis plusieurs décennies,la gauche,de par ses échecs successifs,a perdue l'adhésion de son électorat originel:les ouvriers.
Pour se maintenir à flots,les socialistes,même radicaux,ont dû changer de dialectique,remplaçant la lutte pour le progrès social par la "lutte" pour le progressisme sociétal,et le donc le mondialisme (financier ou non).
Quitte à contredire leurs engagements premiers et leur Patrie (ce à quoi nous étions ceci-dit habitués),et donc leur Peuple réel (qui est bien loin d'être l'Humanité toute entière,n'en déplaise aux cloportes apatrides).
Pour certains,cependant,la trahison envers la Patrie réelle n'est qu'un outil:ne pouvant accentuer la superficielle lutte des classes pour mener leur révolution d'éternels adolescents révoltés,ils n'ont comme moyen d'insurrection et de chaos que la destruction du tissu national ,de l'ordre naturel,par le soutien à une immigration parasite et incontrôlée.
Et pour les suiveurs naïfs,croyant réellement pouvoir combattre le dogme capitaliste et libéral tout en défendant l'égalitarisme,les Droits de l'Homme et la liberté individuelle comme référence absolue,je ne ferais que citer Bossuet:
"Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes."