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Les métèques.

 

J'imagine déjà les réactions indignées provoquées par le titre de cet article.

Passé l'instant d'un certain amusement que me procure le fait d'imaginer ces réactions hystériques,je me hâte donc de préciser un point d'une importance capitale pour la compréhension du propos que je vais exposer:le mot métèque revêt de nos jours un sens insultant et injurieux,utilisé pour définir l'étranger.Il faudrait,cependant,pour l'utiliser avec justesse et sans lui donner sa connotation puérilement ordurière,comprendre le sens premier du mot.

Le mot métèque est dérivé du grec « métoïkos »,terme désignant un individu récemment installé dans la Cité et qui possédait un statut intermédiaire entre celui d'étranger et de citoyen.

Je ne feras pas la folie de vouloir transposer au phénomène social actuel les normes juridiques de jadis.

Du sens premier de ce terme,retenons donc principalement ceci:statut intermédiaire entre le citoyen et l'étranger.

Entendons par citoyen une personne,nationalement propre au pays ou issue de l'immigration,ayant obtenue par le mérite,le dévouement et l'attachement culturel à la patrie,les droits politiques,sociaux et économiques légitimes dont jouissent les personnes reconnues citoyennes.

L'étranger,lui,est l'élément possiblement parasite:étranger de cœur et de sang,il ne défendra nullement,et c'est compréhensible,les intérêts de notre Royaume.Le bon sens,donc,serait de l'éloigner des institutions politiques et culturelles de notre pays,pour éviter le démembrement de celui-ci.

Enfin,nous avons donc le métèque,statut intermédiaire et transitoire,un statut qui ne peut,en théorie,qu'être temporaire:le temps,l'ordre,le mérite et la nécessité politique octroyant à tel ou tel métèque le statut de citoyen ou d'étranger,intégrant le premier et refoulant le second.

 

Par souci du détail,tâchons de distinguer deux types de métèques :

 

En premier lieu,le « bon métèque »:il s'agit de l'étranger qui,pour un nombre infini de raisons légitimes,ne possède aucun des droits reliés au statut de citoyen tout en faisant preuve,néanmoins,d'un amour sincère et presque viscéral pour la Patrie belge,sa culture,son Roi,sa religion historique.Ce «bon métèque » est donc,sous l'impérieuse et absolue condition de toujours observer une fidélité envers le pays et de garantir la primauté de ce que nos pères ont construits,recevable et doit donc,un certain délai passé,jouir des mêmes droits et s'acquitter des mêmes devoirs qu'un Belge naturel.

Cette acquisition de la citoyenneté reste cependant à relativiser,à conditionner:s'il convient de ne pas être une nation absolument fermée,il serait criminel de céder au sentimentalisme consistant à ne pas réguler fermement l'immigration lorsque nécessité fait loi,indépendamment du mérite et de la qualité de l'étranger à venir et du métèque installé.

 

Vient alors le « mauvais métèque »:à contrario du métèque méritant,le mauvais métèque est ce que le langage du temps nomme « un belge de papier »,c'est-à-dire une personne possédant,dans ce cas-ci bien souvent sans légitimité,l'ensemble des droits d'un citoyen belge tout en ne s'acquittant que modérément des devoirs d'un citoyen honnête et,pire que tout,en ne faisant preuve d'aucune fidélité pour la patrie,narguant nos traditions,foulant du pied notre culture et,parfois,faisant grand tord à la Foi Catholique.Il est vrai,malheureusement,que de notre temps,nous avons d'avantage tendance à accueillir ce dernier au détriment du premier.

Il est également vrai que nous avons tendance à généraliser les crimes du mauvais métèque au détriment des qualités du bon métèque.

D'où l'importance de la nuance.

 

Il reste,précisons le,une dernière catégorie,subordonnée à la précédente,de métèques.

Sans doute les plus vils qui soient:les métèques nationaux.

Il s'agit,vous l'aurez peut-être deviné,des personnes nées Belges,issues d'une longue lignée de Belges,d'une lignée ayant accumulé un important patrimoine culturel et ayant envoyé plus d'un fils pour servir la Belgique.

Pourtant,dans cette lignée,apparaît un vilain petit canard,influencé par quelques doctrines internationalistes,athées et nihilistes.Abandonnant toute raison patriotique,tout fidélité,cet individu s'abandonne par la même occasion au déracinement et à la plus terrible des ingratitudes.

Là où les mauvais métèques,issus de l'étranger,ont au moins l'excuse des racines étrangères,le métèque national n'en a aucune,d'excuse,et fait semblant de n'avoir non plus de racines.

Le priver de droits politiques et sociaux serait la solution adéquate,pour peu que la réalité et la nature ne se chargent pas de punir le malheureux déserteur.

Vous remarquerez que ce métèque national,bien souvent,exacerbe de sa seule initiative les conflits religieux et ethniques,en prétendant représenter les autres catégories de métèques...

 

En conclusion,je dirais qu'il me semblais important de redonner un sens à ce terme de « métèque »,tombé en désuétude et utilisé de nos jours sans réel fondement philosophique.

Les mots ont un sens qu'il convient de respecter,car dénaturer le sens d'un mot,c'est en dénaturer l'objet et la portée.

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