Nous sommes,à notre temps,abreuvés à excès de discours axés sur l'universalité du genre humain,sur l'universalité immuable de la civilisation,au détriment des particularités culturelles prétendument fondamentalement variables.
De ces discours matérialisant l'Universel découlent par la suite un corpus sacralisant l'égalité entre les personnes et les groupes de personnes,entre les nations,sacralisant la prétendue universalité de ce dogme imparfait qu'est le culte des droits de l'Homme.
Il est on ne peut plus nécessaire de réfléchir à la pertinence de ces discours.
Tout d'abord,pensons l'Universel.
Considérons que l'Universel est immuable.
L'Universel est donc substantiel,une chose en soi appartenant au monde Invisible.
Le monde du sensible,en toute logique,devrait être pur de tout Universel,ce qui peut se vérifier.
Si l'Universel peut bien être perçu,inconsciemment,par l'expérience et la conscience,cette universalité n'est pas,n'a jamais été,la cause des civilisations.
L'Universel abstrait,dans sa substance,nous échappe.
Seule ses variables expressions s'incarnant dans le Particulier sont réellement effectives,comme l'est par exemple l'expression des sentiments humains,qui échappent à toute raison et,parfois,à toute conscience lucide.
Les sentiments s'expriment différemment selon que l'on soit Européen ou Asiatique,que l'on soit jeune ou âgé,que l'on vive au Xxiè siècle ou que l'on fut un Homme du début du Xxè.
Si,donc,l'Universalité des sentiments est belle et bien attestée et immuable,son mode d'expression est tout à fait mouvant,répondant néanmoins à une cohérence mécanique,en général et s'il n'y a pas de ruptures radicales.Cohérences mécaniques différenciées car particulières et spécifiques.
Il apparaît donc que prétendre à l'universalité matérielle du genre humain en niant son fondement exclusivement et uniquement immatériel relève au mieux de la naïveté,au pire du crime contre l'Intelligence et le Divin.
Car c'est bien du Divin dont il s'agit,substance première qui sommeille en l'Humain sans pour autant
être le moteur des civilisations,du point de vue matériel.
Partant de là,l'enfant de l'Universel,c'est-à-dire l'Egalité,n'est pas plus matériel et pas plus humainement atteignable et perceptible dans l'action humaine.
Prenons appui sur les Saintes Ecritures:dans l'épître aux galates,nous pouvons lire ceci :
« Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. »(Galates,3:28)
Cet extrait nous enseigne que,malgré le nombre presque infini d'inégalités et de différences dans l'existence,nous pouvons prendre conscience,par le baptême,du Divin,de la substance première,placée en nous par le Seigneur,de l'Universalité spirituelle du genre humain,sans altérer ni les différences voulues par Dieu qui,dans l'Ancien Testament,a châtié les bâtisseurs de la Tour de Babel en montrant à l'Humanité une autre voie à suivre,ni les inégalités naturelles hiérarchisant les rapports entre les Hommes conformes à l'Ordre Divin.
L'Universel et l'Egalité sont,en conclusion,confirmés en tant que substances,et uniquement en tant que substances secondaires.
Le Particulier,lui,croît dans l'Existence.
Mais est-ce aussi simple ?
Un constat,qui pourrait en étonner plus un,amène à dire que le Particulier de l'Existence est lié à l'Universel en tant que substance.
Comme dit plus haut,certains marqueurs de l'action humaine (les hiérarchies humaines,la famille,les sentiments et l'importance du Sacré) sont substantiellement Universels et forment Un.
Mais leurs Expressions,elles,semblent échapper à cet Universel.Les Particuliers matériels (différences culturelles,entre autres) sont donc régis en existence par l'action humaine et par l'accumulation des fruits de l'Histoire et de la tradition.
Néanmoins,il ne faut pas l'oublier,ce Particulier,ces particularités,avant d'être des fruits de l'Existence,sont créés en tant qu'éphémères substances par la Substance Première,le Divin.
Ce Particulier,s'il peut-être compris par la conscience,et dont les traits peuvent changer,négativement la plupart du temps (mépris de l'héritage,perte de conscience des personnes à l'égard de ce Particulier,de cette différenciation),ne peut-être totalement effacé,en ce sens qu'il possède une dimension s'inscrivant dans le respect envers le Divin.
L'Homme a bien l'impression,dans sa folie,de pouvoir éradiquer ce Particulier (que nous pouvons appeler Société,ou encore Patrie,ou encore Famille) mais il n'en est rien car pour cela,il devrait avoir prise sur son aspect originel substantiel.
Les Particuliers ne meurent que par l'Action d'une entité Substantielle première:Dieu,lorsque telle ou telle Particulier croît dans l'Existence,dans le Monde Visible,de manière contraire à l'Ordre Divin,immuable car secondairement substantiel.
La pseudo-Existence,toute factice car niant son aspect purement substantiel, de l'Universalité terrestre ne peut donc que mourir,contraire à l'Ordre Divin,copiant,par quelques croyances anthropocentristes,détournant de la Foi,la moquant et tentant de matérialiser l'Universel en tant que Substance.
Les Droits de l'Homme,eux aussi,n'ont rien de réels,n'ayant même rien de substantiels et,encore moins d'Existentiels,le faux Universel en tant qu'existence étant bien vite effacés par le Particulier en tant qu'Existence ET dans sa dimension de Substance secondaire liée à l'Universel substantiel.